Réécouter cet album, loupé à sa sortie. Du coup j’avais mis quelques mois avant de tomber dessus. C’était la période où je trainais mon cul mais pas trop ma tête entre Asnières, porte de Clichy et le boulevard Malesherbes. Hiver 00. Réécouter cet album en regardant la pochette. Et retrouver ce bleu là, dense et à la fois soluble, celui où tu ne sais jamais s’il s’agit de la fin du jour ou de son commencement. Alors me perdre un peu dans cet entre deux qui me plait, et dans lequel je me sens le mieux. Sans doute parce qu’à lui seul, il résume dans le fond assez bien l’idée du changement et de tous les possibles.
Depuis quelques nuits je le glisse dans mes oreilles. Et ça ne m’étonne pas. Cet album il sent la neige et le froid. Hier soir encore, je repassais le premier morceau, planquée sous ma couette, et comme à chaque fois, c’est un peu respirer l’air du temps. Roissy pour son taf et le mien quelques années plus tard. Une salle d’attente. Où tu ne saisis pas encore la teneur de ce que tu perds et encore moins de ce que tu vas trouver. Une salle d’attente où tout s’entrechoque. Et condensées sur les vitres qui dégoulinent, toutes les tensions. Les espoirs au sol et ceux qui décollent. Cet album, c’était ça. J’étais là, exactement, entre l’achèvement d’une chose et le début d’une autre. Avec des tas de projections connes et inimaginables.
Sur certains accords, c’est sa main qui saisit mon cou par derrière. C’est la flamme dangereuse dans ses yeux. C’est mes envies de baise par terre qui la surprennent avant d’apprendre. C’est ma langue sur son piercing au sein gauche. Son corps tendu dans l’attente que je trouve l’autre un peu plus bas. C’est son tatouage énorme qui ne lui plaît plus sur sa hanche et que je découvre pour la première fois.
Quelque part au fond, je sais désormais qu’elle appartiendra sans doute à ça. A ces filles dont je croise le regard un instant, à celles qui m’attirent sans un sourire et qui me poursuivent longtemps après... Après ? C’est… au-delà des mots, de l’absence, du silence. Au-delà. Simplement.
Réécouter cet album au final, c’est entrevoir, un instant, la dissolution d’une jouissance, à défaut d'un autre mot, plus fragile et fugace aussi. Insuffisant, même, à retenir. Tellement fragile qu’à l’écrire j’aurais peur qu’il se casse. Y a des mots qui pour moi n’existent que dans le murmure, c’est comme ça.
Elle ne voulait pas de ce genre de relation là. Charnière, elle disait. Pourtant c’était exactement ça.
Depuis quelques nuits je le glisse dans mes oreilles. Et ça ne m’étonne pas. Cet album il sent la neige et le froid. Hier soir encore, je repassais le premier morceau, planquée sous ma couette, et comme à chaque fois, c’est un peu respirer l’air du temps. Roissy pour son taf et le mien quelques années plus tard. Une salle d’attente. Où tu ne saisis pas encore la teneur de ce que tu perds et encore moins de ce que tu vas trouver. Une salle d’attente où tout s’entrechoque. Et condensées sur les vitres qui dégoulinent, toutes les tensions. Les espoirs au sol et ceux qui décollent. Cet album, c’était ça. J’étais là, exactement, entre l’achèvement d’une chose et le début d’une autre. Avec des tas de projections connes et inimaginables.
Sur certains accords, c’est sa main qui saisit mon cou par derrière. C’est la flamme dangereuse dans ses yeux. C’est mes envies de baise par terre qui la surprennent avant d’apprendre. C’est ma langue sur son piercing au sein gauche. Son corps tendu dans l’attente que je trouve l’autre un peu plus bas. C’est son tatouage énorme qui ne lui plaît plus sur sa hanche et que je découvre pour la première fois.
Quelque part au fond, je sais désormais qu’elle appartiendra sans doute à ça. A ces filles dont je croise le regard un instant, à celles qui m’attirent sans un sourire et qui me poursuivent longtemps après... Après ? C’est… au-delà des mots, de l’absence, du silence. Au-delà. Simplement.
Réécouter cet album au final, c’est entrevoir, un instant, la dissolution d’une jouissance, à défaut d'un autre mot, plus fragile et fugace aussi. Insuffisant, même, à retenir. Tellement fragile qu’à l’écrire j’aurais peur qu’il se casse. Y a des mots qui pour moi n’existent que dans le murmure, c’est comme ça.
Elle ne voulait pas de ce genre de relation là. Charnière, elle disait. Pourtant c’était exactement ça.